Se rapprochant de l’horizon opérationnel, les Advanced Planning System (APS) cherchent à agréger toujours plus de données pour bâtir des scénarios à la volée. L’usage de l’IA sous toutes ses formes s’amplifie.
Une « incertitude permanente », une « disruption continue », des crises « instantanément systémiques » : chez les éditeurs d’APS, ces expressions ont supplanté l’historique VUCA (Volatilité, Incertitude, Complexité et Ambiguïté) pour décrire l’environnement de leurs clients. Le dernier « cygne noir » en date, la guerre au Moyen-Orient, leur donne raison…
Cette nouvelle donne pour la planification de la supply chain est résumée par Sunstice. L’ex-FuturMaster s’est rebaptisé en janvier précisément pour refléter la nécessité de prendre des décisions toujours plus vite, selon un principe « d’agilité structurée » : « Alors qu’avant vitesse et adaptabilité étaient une réponse tactique, la vitesse et l’adaptabilité sont devenues la stratégie pour rester compétitif », explique son président Yacine Zeroual.
Si les éditeurs n’emploient pas les mêmes termes, tous font le même constat de nécessaire agilité et réactivité. Le cycle S&OP n’est pas pour autant remis en cause, mais les supply chain managers doivent pouvoir challenger des décisions structurantes entre deux cycles dès qu’un aléa survient. Outre des processus internes sans faille, cela requiert un logiciel capable de traiter des quantités massives de données, de façon instantanée, et de répondre opérationnellement grâce à des scénarios préétablis dans des délais très courts. L’APS est dès lors la solution toute désignée.







