Alors que le pic d’inflation serait passé en Europe, les coûts de la logistique vont continuer à augmenter en 2023, à l’exception du fret maritime.
Le ministre de l’Économie l’a déclaré le 20 février, « vers la mi-2023, l’inflation devrait refluer dans notre pays ». Cela ne suffira peut-être pas à rassurer les ménages qui entendent parler d’un mars rouge. Pour les entreprises, les signaux d’éclaircie s’accumulent. La récession annoncée fin 2022 n’aura peut-être pas lieu en Europe. Dans son bulletin économique paru mi-février, la BCE note que l’économie « s’est montrée plus résistante qu’attendu », et que « les goulets d’étranglement du côté de l’offre se dissipent progressivement, l’approvisionnement en gaz est devenu plus sûr, les entreprises continuent de résorber d’importants arriérés de commandes et la confiance s’améliore ». Pour autant, la pression sur les prix va continuer au second semestre et au-delà. Et le niveau d’atterrissage de l’inflation reste encore inconnu.
TRM et ferroviaire : factures alourdies
En matière de prestations de stockage comme de transport, la couleur de 2023 est déjà annoncée : rouge vif. C’est particulièrement le cas du TRM. L’étude annuelle du cabinet de conseil bp2r menée fin 2022 auprès des transporteurs routiers annonce pour 2023 des revalorisations tarifaires encore jamais vues. Sur un marché du TRM perçu comme sous-capacitaire depuis deux ans, 76 % des transporteurs sondés envisagent de demander à leurs clients chargeurs une hausse de plus de 5 %, hors gazole et hors péage de transit poids lourds.



