Capables d’absorber l’explosion de l’e-commerce, plus flexibles que les systèmes automatisés classiques, les robots se généralisent dans l’entrepôt. Les fabricants de tous horizons se bousculent sur un marché en forte croissance. L’ère des AMR, bras robotisés, drones, robots de livraison, etc., ne fait que commencer.
Dans son roman Fondation, publié en 1942, l’écrivain Isaac Asimov prédisait l’asservissement de l’humanité par les robots dès 2014. L’histoire ne lui a pas donné raison, du moins pas encore. Mais on saluera la clairvoyance de l’écrivain, inventeur du terme robotique, qui a su anticiper l’arrivée des machines dans notre quotidien. Le phénomène d’automatisation, en croissance depuis une dizaine d’années sur les sites industriels et logistiques, connaît encore une phase intermédiaire mixant différentes solutions mécanisées ou semi-autonomes.
Sous l’effet de la crise mondiale liée à la pandémie, la robotique logistique semble très fortement s’accélérer. Depuis plusieurs mois, les fabricants de systèmes robotisés rivalisent à coups d’annonces de nouveaux produits ou de signatures avec des entreprises de tous secteurs. On parle ici de robots mobiles autonomes (AMR), de bras robotiques, de systèmes de stockage, par exemple intégrés à un microcentre de préparation (MFC), de drones de livraison. L’offre se diversifie, de la part de spécialistes de l’intralogistique bien établis et de start-up, voire d’un groupe automobile tel que BMW. Les machines ne cessent d’évoluer et leur champ fonctionnel s’étend. Profitant des progrès de l’IA et des réseaux de télécommunications, elles commencent à sortir de l’entrepôt.



