
- Guillaume Delaval, directeur RSE d’ID Logistics
- ® ID Logistics
En accélération depuis deux ans dans la supply-chain, la démarche RSE amène à revoir les process et la sécurité des entrepôts, à verdir le transport ou encore à tester des solutions écoresponsables innovantes. Revue des dernières avancées.
Sous la pression des réglementations et d’une mauvaise image associant souvent logistique et transport à la pollution ou à de mauvaises conditions de travail, chargeurs comme logisticiens axent davantage leur organisation sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Pour être tendance, notamment auprès des jeunes générations, il faut une supply-chain verte et responsable, améliorer la sécurité et les conditions de travail dans les entrepôts et optimiser les plans et l’usage des moyens de transport. « Après 2015 et les accords de Paris, puis le lancement en 2018 du référentiel RSE pour les chaînes d’approvisionnement, on observe une structuration du langage RSE à travers toute la profession », analyse Guillaume Delaval, directeur RSE d’ID Logistics. « Les entreprises commencent à utiliser les mêmes termes, à avoir des règles et des référentiels communs, par exemple en termes d’empreinte carbone ou de handicap pour lesquels on dispose des objectifs de développement durable de l’ONU et qui amènent une vraie structuration du marché. »
Destiné aux PME plus qu’aux grands groupes qui n’ont pas attendu sa publication pour renforcer leur politique RSE, le référentiel pour la logistique paru fin 2018 a permis d’accélérer les bonnes pratiques en matière de gouvernance, de développement durable et de respect de l’environnement, de social ou de respect des droits de l’Homme. La démarche touche ainsi toutes les couches de l’entreprise, mais se retrouve principalement dans les fonctions entreposage, transport, sourcing et emballages pour lesquelles de nombreuses initiatives sont mises en place en matière de réduction de l’empreinte carbone, de santé et sécurité au travail ou de formation.


