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L’incendie de l’usine chimique Lubrizol et des entrepôts de la société Normandie Logistique, survenu à Rouen en septembre 2019, est à l’origine d’un renforcement de la réglementation pour prévenir le risque incendie sur les sites industriels et dans les entrepôts. Leur mise en conformité s’échelonne entre 2021 et 2025.
Trois milliards d’euros. Tel est le montant que les industriels, gestionnaires de sites et d’entrepôts devront investir ces cinq prochaines années pour se conformer aux nouvelles règles de prévention contre le risque incendie. Trois types d’installations et/ou d’établissements ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement) sont principalement concernés : les sites classés Seveso seuil haut et bas, toutes les installations soumises à autorisation qui stockent des liquides inflammables ou combustibles en récipients mobiles ou en réservoirs, les entrepôts visés au minimum par la rubrique 1510 de la nomenclature ICPE, quel que soit leur régime de classement (enregistrement et autorisation en particulier, déclaration pour quelques mesures).
Renforcé à la suite de l’accident du 26 septembre 2019 sur les implantations de Lubrizol et de Normandie Logistique à Rouen, ce nouveau cadre réglementaire est le fruit d’une large concertation. Y ont participé notamment France Chimie, Afilog, la Fédération française de l’assurance (FFA) et la direction générale de la prévention des risques (DGPR). « L’accident du 26 septembre 2019 a provoqué une prise de conscience par de nombreux acteurs et les pouvoirs publics sur la dangerosité de certains stockages de matières entreposées à proximité des villes », confirment Christophe Delcamp et Flora Guillier de la FFA.


