Plus qu’un outil d’optimisation des coûts de transport, les TMS apportent la visibilité qu’attendent les clients des chargeurs tout en actionnant le levier décarbonation. Face à la frilosité des PME et des ETI, les éditeurs rendent leurs logiciels plus accessibles et poursuivent leur enrichissement fonctionnel.
Le déficit de maturité digitale des chargeurs en matière de transport sera-t-il comblé un jour ? Les éditeurs de TMS s’y emploient… aidés par une conjoncture favorable. Inflation des coûts, attente croissante de visibilité sur l’acheminement des marchandises, besoin d’améliorer un bilan carbone étendu au scope 3 sont autant de motivations à optimiser la gestion et le pilotage du maillon transport. Mais l’outil TMS, dans sa version destinée aux acheteurs de transport, se heurte à des freins persistants, et notamment à la complexité du marché (voir encadré). Notre panorama annuel des TMS chargeurs s’emploie modestement à éclairer l’offre et son marché.
De fait, les solutions digitales de transport ne se limitent pas aux TMS : nombre d’éditeurs se concentrent sur quelques-unes de leurs fonctionnalités, même s’ils se baptisent TMS. Les logiciels que nous avons recensés ici (voir la méthodologie) visent le périmètre fonctionnel le plus large d’un TMS chargeur : depuis la conception de son plan de transport jusqu’au contrôle des factures, en passant par différentes étapes de gestion des appels d’offres, achats spot, affectation des transporteurs, optimisation des chargements et des tournées, rendez-vous avec les transporteurs, suivi des opérations en temps réel, etc. Une vingtaine de fonctionnalités qui dans l’ensemble sont bien couvertes dans notre panel 2023.



