En forte croissance, la logistique urbaine doit composer avec les enjeux RSE, des réglementations environnementales qui se durcissent et la congestion des centres-villes. Chargeurs et transporteurs tentent tant bien que mal de s’adapter. Décarbonation des transports, start-up du dernier kilomètre et entrepôts urbains redéfinissent les codes.
Face à la croissance de l’e-commerce, accélérée par la pandémie de Covid-19, la logistique du dernier kilomètre doit sans cesse s’adapter. Les acteurs de la livraison urbaine sont à la fois confrontés à la progression rapide des volumes et à des contraintes de plus en plus fortes. Selon la Fevad, l’e-commerce a bondi de +8,5 % en 2020 par rapport à 2019, dont +32 % pour la vente de produits sur Internet. La vente en ligne a atteint 13,4 % du commerce de détail en 2020, contre 9,8 % en 2019. Les enseignes de magasin traditionnelles ont augmenté de +53 % leurs ventes en ligne et les places de marché ont progressé de +27 %, soit deux fois plus vite qu’en 2019. La livraison à domicile ou en point relais a donc explosé sous l’effet de la pandémie, alors que paradoxalement, le camion au diesel, polluant, encombrant et bruyant, n’est plus le bienvenu dans les villes.
Critères antipollution drastiques
À Paris par exemple, France Stratégie et l’université Gustave Eiffel estiment que le dernier kilomètre représente 15 % du trafic et contribue à 20 % des émissions de CO2 et à 30 % des NOx (oxydes d’azote).



