Total et Eurotoll ont passé commande auprès de Siemens pour le volet technique du nouveau système de télépéage en France, pour un total de près de 50 millions d’euros.
La France prévoit d’instaurer une taxe sur les routes nationales et certaines routes départementales à partir de 2013. Soit un réseau routier de 10 000 kilomètres. Sauf à multiplier les bornes de péage, la technologie retenu est un système de péage par satellite qui détecte la position des véhicules grâce aux dispositifs embarqués par ces derniers. Les signaux GPS émis sont cryptés et transférés via le réseau de téléphonie mobile GSM vers un centre de contrôle. Une technologie qui permet ainsi de calculer le montant de la taxe en fonction de la distance parcourue et du temps de conduite.
Siemens est aujourd’hui chargé de développer un système déjà utilisé dans d’autres pays. A Londres, la mise en place du péage urbain a permis de réduire le nombre de véhicules en ville de 20%. Peut-on alors supposer que nous allons assister à un report modal massif à partir de 2013 ? A Tel-Aviv, la taxe est calculée sur la base du trafic en temps réel : plus il y a de trafic et plus la redevance est élevée. Enfin, le système de péage assisté par satellite de conurbation de Seattle est le premier au monde à combiner localisation des véhicules en temps réal et calcul de la redevance en fonction du temps de conduite et de la distance parcourue. Bref, ce n’est pas l’imagination qui manque lorsqu’il s’agit de prélever des taxes. Difficile en tout cas d’échapper à la vigilance des satellites !


