
- Antwerp-Bruges
Au premier trimestre 2026, le port d’Antwerp-Bruges a fait face à une baisse du transbordement de conteneurs, imputable aux grèves et à la baisse des flux en provenance des pays du Golfe ou des Etats-Unis.
Au cours du premier semestre 2026, le port of Antwerp-Bruges a traité 133,9 millions de tonnes de marchandises maritimes, soit une diminution de -2,4 % par rapport à la même période l’année dernière. Selon le port, cette baisse est imputable à celle du transbordement de conteneurs, lequel a reculé de -1,5 % par rapport à un premier semestre 2025 en termes d’EVP, et -3,6% en termes de tonnage. « Ce sont surtout les exportations de conteneurs pleins qui ont affiché un recul (-5,7 %), ce qui reflète la faiblesse des exportations de l’économie d’Europe occidentale. Dans le même temps, le transbordement de conteneurs vides a augmenté (+13,7 %), ce qui témoigne d’un déséquilibre croissant entre les importations et les volumes d’exportation disponibles », explique Antwerp-Bruges dans un communiqué.
Antwerp-Bruges justifie ce recul par plusieurs facteurs. D’abord une grève de quatre jours dans la filière maritime en mars a entraîné une perte estimée à 100 000 EVP, suivie par la marée noire survenue dans le dock Deurganck en avril, qui a entraîné une perte supplémentaire d’environ 85 000 EVP. En juin, les actions menées par les pilotes ont de nouveau entraîné des perturbations et une perte estimée à 75 000 EVP. De plus, les évolutions géopolitiques au Moyen-Orient ont eu un impact manifeste sur les flux commerciaux. Au cours du premier semestre 2026, les entrées en provenance des pays du golfe Persique ont diminué de 57 % par rapport à l’année dernière. Les pertes nettes de cargaison liées au golfe Persique ont atteint environ 2,2 millions de tonnes au cours du premier semestre. Enfin, si les États-Unis sont restés le principal partenaire commercial du Port of Antwerp-Bruges, les entrées de conteneurs pleins en provenance des États-Unis ont baissé de -10,4 % et les sorties de -16,5 %.
A l’inverse, et à l’instar du port de Marseille-Fos, l’activité RoRo a progressé de +5,9 %, soutenu par la hausse des volumes de véhicules neufs et de fret non accompagné. Le nombre de véhicules neufs traités a augmenté de 7,7 % pour atteindre 1,695 million d’unités, principalement grâce à la croissance enregistrée en Chine (+25,5 %) et au Japon (+5,5 %). Le trafic de vrac est quant à lui resté relativement stable. Le transport de vrac sec a progressé de 2,2 %, tandis que celui de vrac liquide a légèrement reculé (-1,9 %) après un début d’année faible. Ce segment a connu des glissements importants, avec notamment une hausse du GNL (+1,3 %) et du naphte (+31,3 %). Le vrac divers est resté sous pression (-11,7 %) en raison de la faiblesse de la demande industrielle européenne, des droits de douane américains sur l’acier, des coûts élevés de l’énergie et du transport.






