
- ® FM Logitics
L’égalité femme-homme a indéniablement progressé dans le secteur de la supply chain. Mais beaucoup reste encore à faire pour se débarrasser des stéréotypes et rendre la filière plus attractive aux profils féminins. L’enjeu est au centre des politiques RH des entreprises du secteur, sur fond de tensions sur l’emploi et d’évolution sociétale.
Depuis 1965, année à partir de laquelle les femmes ont pu travailler sans le consentement de leur mari, beaucoup de métiers se sont féminisés, comme la santé ou l’enseignement. Le secteur de la logistique n’est pas le mieux placé, puisque selon le dernier rapport 2021 de l’Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique (OPTL), les femmes ne représentent globalement que 19 % des effectifs de la branche en France (entreprises de transport au sens large et de logistique travaillant pour compte d’autrui). Surtout, elles sont loin de mener le bal.
Dans la cinquième édition de son enquête sur la place des femmes dans les postes de direction de la filière, publiée en 2020, le Gartner Group indique que seulement 17 % des directeurs supply chain sont des femmes, et qu’elles n’occupent que 13 % des fonctions de cadres dirigeants. Même si cette proportion a presque doublé ces cinq dernières années, les postes clés restent donc encore très largement l’apanage des hommes, à l’exception notable de Marie-Christine Lombard, la présidente du directoire de Geodis. L’entreprise, qui se targue d’avoir 40 % de femmes dans son effectif global, vient d’ailleurs d’indexer le bonus de tous ses cadres dirigeants sur la parité afin de faire grimper à 25 % le nombre de femmes occupant des fonctions de top managers (contre de 13 % en 2017). Au-delà de la valeur d’exemple du modèle, « avoir des femmes aux postes de direction garantit une politique d’inclusion plus prononcée qui profite à la mixité », assure Hager Jemel, directrice de la chaire Diversité et inclusion de l’école de management Edhec.


