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Qu’il s’agisse de relocalisations ou de nouveaux marchés, le grand plan français de réindustrialisation implique un soutien logistique. Mais la nécessaire augmentation des surfaces logistiques, estimées jusqu’à 2 200 ha d’ici 2030, se heurte à la pénurie d’entrepôts.
« La réindustrialisation du territoire français devra aller de pair avec le développement de la fonction logistique et de sa performance sur les plans économiques et écologiques. » Ces propos de Maxime Forest, directeur général de France Logistique, font consensus chez les logisticiens et les acteurs de l’immobilier logistique comme chez les industriels. Pas de réindustrialisation sans logistique, donc ! Toute relocalisation ou développement de sites de production s’accompagne notamment de nouveaux entrepôts pour traiter les flux logistiques amont et aval. Seulement voilà, les freins au développement du tandem réindustrialisation-logistique sont moins économiques ou techniques que réglementaires ou administratifs.
Les grandes manœuvres de la France
Face à la crise du Covid puis au conflit russo-ukrainien, le gouvernement a pris à bras-le-corps l’enjeu de réindustrialisation. En juillet 2020, il lançait le plan France Relance prévoyant une enveloppe de 34 Md€ pour les industries stratégiques. En 2021, un second budget, cette fois de 54 Md€, était alloué, puis la loi industrie verte, s’appliquant à « faciliter et accélérer les implantations industrielles et réhabiliter les friches », a été promulguée en octobre 2023.






