
- Loïc Hénaff, conseiller de la commission Climat, transitions et biodiversité du conseil régional de Bretagne.
- ® Emmanuel Pain – Région Bretagne
Face à un tissu économique dynamique mais éclaté, la logistique bretonne joue la carte de la mutualisation et de la concentration autour de Rennes. Mais la route représente toujours 94 % du transport de marchandises. Sous la contrainte des engagements climatiques, toute la filière va devoir se réinventer derrière une volonté politique affirmée qui se fait jour.
Décarboner les transports en Bretagne. Jamais la volonté politique n’aura été aussi claire. Non seulement le premier vice-président de l’exécutif régional, Michaël Quernez installé l’an passé, est l’élu d’un portefeuille portant sur les questions de mobilités et de climat, mais le conseil régional a également nommé un délégué spécialement chargé de la question du fret en la personne de Loïc Hénaff, dirigeant de l’entreprise agroalimentaire éponyme. Sa mission : conduire une vaste étude sur les flux régionaux de marchandises afin d’« identifier des leviers concrets pour permettre le redéploiement pérenne du fret ferroviaire et donner les conditions d’un véritable report modal du transport de marchandises ». L’Objectif : mettre sur pied un plan d’actions concrètes d’ici à la fin de l’année pour tenter de s’affranchir du tout camion dans le cadre des multiples nouvelles réglementations climatiques qui se font jour. « Même si la Région n’a pas autorité sur tous les sujets ni les moyens de tout changer, nous avons l’ambition d’annoncer des arbitrages et de faire des choix en matière d’investissements pour nous orienter vers cette transition climatique », annonce Loïc Hénaff. Avant de prendre ses décisions, l’équipe régionale s’attache depuis plusieurs mois, avec l’aide de chercheurs, à consolider les informations éparses et parcellaires, rassemblées jusqu’ici sur la question du transport de marchandises. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les chiffres obtenus sont riches d’enseignement.


