
- ® Le Roy Logistique
La demande placée reprend son souffle et reconstitue ses stocks. Cette analyse pour l’année 2022 correspondrait à un cycle normal dans l’immobilier logistique en France. Mais le manque de foncier, l’inflation généralisée dont celle du coût de l’argent et le durcissement de la réglementation risque de freiner son développement.
La demande placée sur le marché français de l’immobilier logistique alterne entre années de croissance et de transition, ou de reconstitution des stocks. Depuis 2016, ces cycles sont marqués par des niveaux de commercialisation élevés (supérieurs à 3 Mm2 par an), très consommateurs en bâtiments neufs de classe A. Pour Roland Paul, président de GSE, plusieurs facteurs expliquent cette demande. A commencer par « une recherche de rationalisation, d’optimisation et de productivité des chaines d’approvisionnement. Elle est soutenue par des stratégies de plus en plus omnicanales et les challenges imposés par l’e-commerce en termes de délais, gestion des retours ou de livraison sur le dernier kilomètre générant, aussi, de nouveaux besoins en immobilier logistique urbain et d’automatismes dans les entrepôts ». S’ajoutent, selon le contractant général, « l’évolution de la réglementation, qui allonge actuellement les délais d’instruction des projets, la recherche d’économie et de sobriété énergétiques, du bien-être des salariés et de meilleures conditions de travail, dans le cadre de démarches RSE et de certification plus globales, ou encore, le déplacement des barycentres logistiques ».
Ces facteurs, qui alimentent la demande, contribuent aussi à d’autres cycles observés dans l’immobilier logistique, avec plus ou moins d’importance selon les années. Ils concernent, notamment, le poids de ses marchés, sur et en dehors de l’axe Lille-Paris-Lyon-Marseille (dorsale), la taille et l’architecture des bâtiments construits : de 5000 m2 à plus de 40 000 m2, appelés « XXL », d’un ou plusieurs étages pour optimiser les fonciers, une voie d’avenir, assure GSE. Ils peuvent faire varier également la part des acquisitions et des prises à bail, ou encore, le profil des donneurs d’ordres entre prestataires logistiques et chargeurs, de l’industrie ou de la distribution, tous canaux de vente confondus.


