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Dans un contexte difficile pour les PME du transport routier, les groupements visent à offrir à leurs adhérents mais aussi aux chargeurs des garanties de continuité d’activité et des solutions pour rester compétitifs. Tour d’horizon des réponses qu’ils apportent aux enjeux économiques, environnementaux et de pénuries de moyen.
Malgré la reprise de l’activité en 2021, les transporteurs font face à d’importantes contraintes et beaucoup s’interrogent sur les perspectives d’avenir. La Covid-19 et ses confinements ont d’abord impacté la rentabilité en 2020 et les capacités d’investissement à moyen terme. La profession souffre de pénuries majeures de moyens et de main-d’œuvre. Les entreprises peinent à recruter, principalement des conducteurs, mais le manque concerne aujourd’hui tous les postes de l’entreprise, y compris de gestionnaire d’exploitation ou de responsable de parc ou d’atelier. Si le phénomène n’est pas nouveau, la crise sanitaire a ajouté un sentiment de maltraitance chez les conducteurs, peinant à se restaurer ou à prendre une simple douche quand leurs lieux de halte habituels se sont retrouvés fermés pendant les confinements.
Impératifs RSE
À ce tableau s’ajoute une pénurie de véhicules engendrée par des retards de livraison des véhicules neufs, de 6 à 18 mois selon les constructeurs et modèles, en raison des difficultés d’approvisionnement, de forte hausse des coûts des matières premières et des composants électroniques dont sont équipés tous les camions de dernière génération. Les transporteurs sont souvent contraints de refuser des contrats, alors même que la demande est forte et que l’économie reprend progressivement ses niveaux d’avant-crise.
Et si cela ne suffisait pas, le coût de carburant continue de grimper et d’alourdir les charges, tandis que la réglementation devient de plus en plus contraignante. En 2024, autrement dit demain, les véhicules diesel n’auront plus accès à la région parisienne. Le modèle de vignette Crit’Air 1 se multiplie dans les grandes métropoles, qui mettent en place des zones à faible émission (ZFE) limitant l’accès à certains types de véhicules propres. Or, nombre de transporteurs n’ont pas les moyens d’investir dans ces nouvelles générations de véhicules fonctionnant soit au biocarburant soit au gaz, voire à l’électricité.


