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La structure des échanges fondée sur une demande en Occident et une production en Orient avec un minimum de stock atteint ses limites en temps de pandémie mondiale. Les chaînes d’approvisionnement entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord sont fragilisées et chaotiques avec, au choix, des effets papillon, domino ou boule de neige. Un retour à la normale est escompté mi-2022.
En début d’année, Euler Hermes (groupe Allianz) alertait les importateurs européens sur une augmentation du coût de leurs importations en provenance d’Asie, et de Chine en particulier. Cette inflation était estimée à 6 % et chiffrée à plusieurs milliards de pertes opérationnelles pour les entreprises allemandes et françaises. Pour justifier ses prévisions, l’assureur-crédit évoquait « le renchérissement du transport maritime, l’allongement des transit-times, la pénurie de conteneurs et de places à bord des navires ». Dix mois plus tard, elles se révèlent exactes, pis, sous-estimées, car entre-temps, de nouveaux événements sont venus gripper un peu plus les chaînes d’approvisionnement de l’Asie vers l’Europe.
Fermeture du terminal de Meishan
Il y a tout d’abord l’impact des variants du Covid-19 sur la Chine et plusieurs pays du sud-est asiatiques. Pour cette raison, le terminal Meishan Island International Container sur le port chinois de Ningbo a dû stopper ses activités une dizaine de jours à la mi-août. Situé au sud de Shanghai, Ningbo est le premier port mondial en tonnage et le troisième par le nombre de conteneurs traités (en 2020).


