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L’externalisation et l’internalisation logistiques s’analysent à différentes échelles de temps. Dans l’immédiat, elles sont guidées par les conséquences de la crise sanitaire, marquées par la hausse ou la baisse de la demande selon les filières. À moyen et long terme, elles découleront des stratégies supply-chain adoptées par les industriels et distributeurs où flexibilité et omnicanalité y seront déterminantes.
Le renforcement des sujets logistiques et de supply-chain est « de façon évidente une des premières leçons qui sera tirée de la crise. » Pour Éric Hémar, président de l’Union TLF et d’ID Logistics, le périmètre de cette réflexion est global, « de la distribution domestique au sourcing international » en passant par toutes les opérations couvertes par la logistique contractuelle. « Pas un chargeur n’oubliera de mettre les sujets logistiques au cœur de ses priorités lorsque la crise sera passée. » Un avis partagé par Melchior de Bary et Benoît Lescaret, chargés des sujets supply-chain au sein du cabinet Adameo : « Le sujet de l’internalisation ou de l’externalisation des activités logistiques ne sera pas forcément la première question que se poseront les industriels et les distributeurs. Bien en amont, ce sont les stratégies supply-chain qu’il va falloir repenser. C’est cette refonte stratégique et des schémas logistiques qui va conclure à la nécessité ou non d’externaliser ou d’internaliser ».
À chaque secteur sa stratégie
Selon les deux consultants, cette réflexion qui pourra déboucher ou non sur des réorganisations logistiques sera guidée par au moins quatre facteurs.


