
- ® Sanofi
La France fait de la production de médicaments grâce aux biotechnologies un enjeu de souveraineté économique et sanitaire. Un comité stratégique de filière a été mis en place, afin que les industriels puissent produire plus vite, de manière plus sûre et à moindre coût. La logistique de ces produits fragiles et coûteux devra suivre.
Les biomédicaments, ces différentes classes de médicaments dont le principe actif provient d’une source biologique et non de la synthèse chimique, représenteront plus de 30% des médicaments prescrits à l’horizon 2025. Du cardiovasculaire à la neurologie, en passant par les anti-infectieux jusqu’à l’oncologie, les thérapies biotech sont appelées à bénéficier au plus grand nombre de patients. La livraison de ces produits complexes à produire, donc sensibles et extrêmement coûteux, va nécessiter le déploiement de logistiques de plus en plus sophistiquées.
Cela commence dès le transport du principe actif biotech, du site d’un laboratoire par exemple vers celui d’un sous-traitant chargé du remplissage, de l’étiquetage et/ou de l’emballage. « Ces transferts se font généralement sur palettes par avion, bateau et camion en Europe, note Laurent Foetisch, directeur général Supply Chain Operations SA. La chaîne sous température dirigée (à -20°C ou -70°C) nécessite des containers isothermes et l’utilisation d’indicateurs de température pour garantir à réception qu’il n’y a pas eu de ruptures sur la chaine du froid. »


