
- Sur le port de Lyon, CMA Terminal Holding s’est engagée à traiter 100 000 conteneurs fluviaux et 80 000 conteneurs ferroviaires par an.
- Camille Moirenc
Axe logistique stratégique à l’échelle régionale et nationale, le sillon rhodanien dispose de potentialités fluviales et ferroviaires sous-utilisées. Des initiatives comme l’arrivée de CMA CGM à Lyon visent à développer un modèle multimodal sur l’axe MeRS (Méditerranée-Rhône-Saône). Des changements structurels et comportementaux restent nécessaires.
Au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes, en Nord-Isère, la zone de Saint- Quentin-Fallavier fait figure d’épicentre de la logistique terrestre nationale avec le Parc d’activités de Chesnes. Situé au cœur de ce territoire, le pôle d’intelligence logis tique Pil’es dresse pourtant un constat mitigé : « Actuellement, encore trop de prestataires logistiques y traitent des produits venus d’Anvers ou du Havre. L’enjeu consiste donc aujourd’hui à dynamiser l’axe MeRS (Méditerranée Rhône- Saône) », explique Julia Ce lette, déléguée générale du réseau. Cet axe stratégique de transport empruntant le sillon rhodanien connecte les ports maritimes de Marseille Fos et de Sète avec quatre régions (PACA, Auvergne- Rhône-Alpes, Occitanie et Bourgogne-Franche-Comté). « Depuis une quarantaine d’années, une logistique s’est établie, notamment dans le domaine de la distribution avec des produits issus des sec- teurs du retail, de la chimie, de la petite industrie qui sont ensuite envoyés en France, mais aussi vers l’Europe du Nord et de l’Est comme l’Italie », retrace Julia Celette.
Le tout en composant avec les obstacles et les avantages de ce corridor : « La principale contrainte en matière d’aménagement du territoire, c’est que notre bassin n’est pas connecté au réseau à grand gabarit au nord de l’Europe », estime Nicolas Chartres, directeur du développement de VNF pour le bassin Rhône Saône






