
- Selon Boeing, la flotte mondiale de fret aérien devrait atteindre 3 900 avions-cargos d’ici 2043, contre 2 340 appareils en 2023.
- Boeing
Bénéficiant du report du trafic maritime et boosté par l’e-commerce en provenance d’Asie, le transport aérien renoue avec la croissance et oriente les choix des chargeurs tout en générant des contraintes de capacité.
Bien qu’il ne représente que 0,25 % des volumes transportés à l’international, le fret aérien connaît actuellement une envolée révélatrice de nouvelles stratégies des chargeurs et d’un recours accru de la part des géants de l’e-commerce. Selon les derniers chiffres publiés par l’association du transport aérien international (IATA), le fret aérien affiche en 2024 sa plus forte croissance annuelle depuis une décennie. La demande mondiale de transport, mesurée en tonnes-kilomètres de chargement (CTK), a ainsi augmenté de 11,1 % en un an et la capacité de 7,1 % par rapport à 2023. Les projections de l’IATA sur la fin de l’année tablent sur une augmentation de 5 % des volumes du fret aérien et de 8,6 % de la capacité.
Plusieurs phénomènes semblent expliquer cet envol du marché du cargo aérien, qu’il faut néanmoins pondérer en rappelant que les nombreux évènements, parmi lesquels la crise de la Covid puis le conflit russo-ukrainien, ont fortement perturbé le transport international et ont gonflé les chiffres du marché. On a vu par exemple un arrêt brutal du transport aérien lors des premiers confinements en 2020, puisque près de 80 % du fret passe par les soutes des avions de passagers, puis le recours drastique à ce mode de transport après que les compagnies ont modifié les avions en enlevant les sièges pour accueillir des masques, équipements de santé ou vaccins qu’il a fallu expédier en urgence. Aujourd’hui, le retour du marché du fret aérien à des niveaux similaires, et même supérieurs à ceux de 2019, répond en premier lieu à une reprise économique mondiale ténue.






